APPEL À TEXTES POUR LA CONFÉRENCE ANNUELLE DE LA CSSC/SCEBD

APPEL À TEXTES POUR LA CONFÉRENCE ANNUELLE DE LA CSSC/SCEBD

01 octobre 2018

 

À l’Université de la Colombie-Britannique, 4-5 juin, 2019

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La société canadienne pour l’étude de la bande dessinée invite des propositions pour des présentations individuelles ou en groupe (panel de 3) sur tout aspect touchant à la bande dessinée-BD au sens large (caricatures, comic strips, comic books, BD numérique, livres dimages, et poésie visuelle) pour notre conférence annuelle en 2019. Pour la première fois, la SCEBD/CSSC aura lieu dans le cadre de la Fédération des sciences humaines (Congrès des sciences humaines).

La forme BD/comics a été théorisée comme étant intrinsèquement hybride résultant dun mélange de mots et dimages. En gardant en tête le thème de cette année de la Fédération, « Cercles de conversation », nous sommes particulièrement intéressé/e/s par des propositions qui explorent les possibilités que les BD/comics ont de communiquer au-delà des limites et frontières traditionnelles. Les sujets potentiels incluent mais ne sont pas limités à:

  • BD et dialogue interculturel

  • Approches inter- et multiculturelles de l’étude des BD à travers les sciences humaines

  • Circulation, adaptation , et narration transmédiatiques

  • Les mondes de la BD et les BD mondiales/globales

  • BD et cultures de fans

  • Communautés créatives et culture entrepreneuriale, censure, « Gardiens des Temples » (gatekeepers), réactions et contre-réactions

  • BD dans les pratiques professionnelles: éducation, médecine, justice, journalisme, etc.

Veuillez soumettre un résumé de 200-300 mots, une bio-bibliographie et une adresse de contact sur un document Word à csscscebd+cfp2019@gmail.com avant le 31 décembre 2018.



Conférence plénière inaugurale:

Latinographix: Taking a Can Opener to the History of Alternative Comics”

(Ouvrir l’histoire de la BD alternative avec un ouvre-boîte)

Frederick Luis Aldama poses for a portrait at the Gateway Film Center on Thursday, October 6, 2016. (Rob Hardin/ Alive)
Frederick Luis Aldama poses for a portrait at the Gateway Film Center on Thursday, October 6, 2016. (Rob Hardin/ Alive)

Nous sommes heureux d’accueillir le conférencier de cette année, Frederick Luis Aldama. Dr. Aldama est Arts & Humanities Distinguished Professor à l’université de l’Ohio (OSU/Ohio State U.). Il est l’auteur, co-auteur et éditeur de 36 livres, éditeur et co-éditeur de 8 séries de presses universitaires, et éditeur de la série Latinographix par les presses commerciales de fictions et non-fictions graphiques. Il est aussi le fondateur et directeur de LASER/Latinx Space for Enrichment & Research, et fait partie de l’Académie des Professeurs et de la Société Nationale des Cartoonistes.

A propos de la SCEBD/CSSC

La SCEBD/CSSC est une association académique nationale bilingue qui promeut les études des BD/comics (et autres dénominations comme les mangas, fumetti, etc.). Fondée en 2010, elle est un lieu pour les chercheurs canadiens et internationaux pour discuter tous les aspects des comics/BD comme forme artistique et phénomène culturel. Veuillez trouver plus d’informations sur le site de la SCEBD/CSSC: http://comics-scholars.com

A propos du Congrès:

La Fédération des sciences humaines organise une rencontre annuelle (Congrès des Sciences Humaines) qui abrite plus de 70 associations académiques canadiennes. Chaque année, elle est accueillie sur un campus universitaire différent. En plus des conférences des associations individuelles, elle offre une série de lecture, de séminaires et d’événements culturels co-organisés par l’université hôte et par la Fédération Canadienne des Humanités et des Sciences sociales. Visitez www.congres2019.ca pour plus de renseignements sur la Fédération et ses Associations.

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 ARTICLES RÉCENTS:
 17 semptembre 2018

‘ALTERNATIVE FRANCOPHONE’ PRÉPARE UN NUMÉRO SPÉCIAL SUR LA BANDE DESSINÉE NUMÉRIQUE

Les propositions devraient prendre en compte des créateurs travaillant en français. Une approche comparative avec des créateurs travaillant en d’autres langues est la bienvenue.

Qui a peur du numérique en bande dessinée ?

La bande dessinée s’est développée comme forme en rapport à une matérialité spécifique, celle du papier (page de journal, de fascicule, de livre) et en rapport à des structures éditoriales (selon les cas, les structures de la presse grand public, des syndicates, des publications destinées à la jeunesse, etc.). Nombre de caractéristiques formelles de la bande dessinée constituent en fait des réponses adaptatives à la matière « page » et aux demandes des structures éditoriales. Avec le développement des possibilités de stockage de données et de transmission, des créatrices et créateurs de bande dessinée ont vu dans le numérique une opportunité de libération des contraintes anciennes formelles  et financières et d’exploration d’une terre des possibles. Mais à cette ouverture fantasmatique, la réalité a opposé de contraintes imprévues, plusieurs d’entre elles résonnant comme de nouveaux appels à la créativité.

Dans leur plus grand nombre, les bandes dessinées numériques proposent à l’écran l’image numérisée d’une page ou d’un strip. Comme c’est le cas pour les pages d’un livre numérique, ces interfaces skeuomorphiques s’en tiennent à la présentation page par page, en certains cas cherchant à imiter le mouvement de la page qui tourne, parfois même avec un effet sonore. Cependant, on trouve un ensemble de nouvelles possibilités formelles, du moment où l’œuvre dessinée prend une forme numérique. Anthony Rageul (2014) d’une part, Chris Reyns-Chikuma et Jean Sébastien (2019) d’autre part en recensent une bonne dizaine. Le premier classe ces possibilités formelles dans une esthétique de la réception : nouvelles temporalités de la lecture, intégration du temps homochrone (celui du cinéma) dans le récit ou construction d’un récit par surgissement d’images ; nouveau rapport à l’espace par la métaphore de la fenêtre utilisée pour décrire l’écran d’ordinateur ; possibilité d’interactions et de manipulations. Les seconds proposent un classement en deux grandes catégories qui a pour point d’appui la diversité des projets auctoriaux, leur façon d’organiser le récit : en certain cas, l’œuvre porte en elle une forte figure arthrologique, c’est-à-dire l’instance qui préside à l’articulation d’un récit telle que la définit Groensteen (1999) ; en d’autres cas, l’œuvre agit comme une figure d’arbitre, permettant à l’utilisateur de l’interface de faire un ensemble de choix, tantôt dans la structure fermée d’un récit à arborescences, tantôt dans des structures beaucoup plus ouvertes.

La bande dessinée numérique constitue un nouveau type de création. Cependant, il naît dans des cultures où l’horizon d’attente du lectorat en matière de bande dessinée, même s’il est fondé sur une connaissance de la tradition du médium, est en profonde mutation. Un portrait récent des activités pratiquées quotidiennement en France par les jeunes de 15 à 25 ans donne une idée des systèmes de références culturels des jeunes lecteurs (Vincent-Gérard et Vayssettes 2018). L’heure est à la musique et aux réseaux sociaux. Les vidéos en ligne sont maintenant nez à nez avec la télé. La lecture d’un livre ne constitue plus une activité quotidienne que pour 18 % des sondés. De plus, les systèmes de référence du lectorat dépendent aussi de l’écosystème de publication. En ce qui a trait à la bande dessinée dans le monde franco-belge, Gilles Ratier a produit pendant une quinzaine d’années un portrait détaillé, dans lequel il a même suivi l’entrée en scène de la publication numérique.

Rageul (2014) a fait ressortir la façon dont une des formes de bande dessinée numérique, le turbomédia – les Infinite Comics chez Marvel – a eu tendance à prendre le pas sur les autres formes d’expérimentation au point où, écrit-il, « l’observateur peut constater une régularité de cette forme dans un corpus de plus en plus large […]. Ce phénomène illustre parfaitement la phase transitoire qui, selon Lev Manovich […], caractériserait les technologies numériques actuellement. Cette phase transitoire consiste en la recherche d’un langage qui leur soit propre. » (p. 79-80)

Les pratiques créatives qui font éclater le « principe de la page » cher à Groensteen ouvrent pourtant de réelles avenues. Certaines œuvres, dans leur conception, semblent chercher de nouvelles pistes pour l’Oubapo en matière de plurilecturabilité. D’autres marient temps homochrone du cinéma et temps hétérochrone de la lecture. D’autres encore, comptent sur un lect-acteur (ou wreaderen anglais), expressions que nous reprenons à Landow (1992) et à  Weissberg (1999). Les œuvres que permet l’ordinateur continueront-elles à être des bandes dessinées ou assistons-nous à la naissance d’un nouveau média ? Gardner (2012) voit dans les maillages entre bande dessinée et cinéma la réouverture d’une porte qui s’était close au début du XXe siècle.

Sont encouragées les études de cas qui accordent une attention particulière aux possibilités que la bande dessinée numérique offre à la lecture :

Les œuvres analysées jouent-elles avec les codes propres aux limitations de la page ?

Font-elles le choix d’aller au maximum des possibilités du médium ?

Jouent-elles avec les limitations de l’interface (l’écran, l’écran tactile, le clavier, la souris) ?

Sont-elles conçues en vue d’un meilleur confort de lecture dans l’interface numérique ?

Ou alors en matière de réception, évaluer le spectre de l’agentivité possible : du lecteur profitant de l’hétérochronie du médium au lect-acteur avançant dans l’espace qu’on lui donne à percevoir.

Échéance pour l’envoi d’un projet de 300-400 mots : 9 novembre 2018

Envoi des projets par courriel à Côme Martin (come.martin@gmail.com) et à Jean Sébastien (jsebastien@cmaisonneuve.qc.ca)

Échéance pour l’article : 30 avril 2019

Publication : décembre 2019

Les articles doivent être inédits (voir le protocole de publication d’Alternative francophone)

https://ejournals.library.ualberta.ca/index.php/af/about/submissions#onlineSubmissions

Les articles seront évalués à l’aveugle par deux experts et la décision finale, éventuellement accompagnée de recommandations, sera envoyée par courriel à l’auteur dansun délai de 2 à 3 mois.

 

Bibliographie sélective

 

Baudry, Julien (2012). Histoire de la bande dessinée numérique française. In Neuvième art 2.0. Repéré à :

http://neuviemeart.citebd.org/spip.php?rubrique72

Boudissa, Magali. (2010). La bande dessinée entre la page et l’écran: étude des enjeux théoriques liés au renouvellement du langage bédéique sous influence numérique. Thèse de doctorat, Université de Paris 8.

Boudissa, Magali. (2016). Typologie des bandes dessinées numériques. In P. Robert (Ed.).Bande dessinée et numérique. Paris : CNRS Éditions, p. 79-99.

Crucifix, Benoît et Dozo, Björn-Olav. (2018). E-Graphic Novels. In Baetens, Jan, Frey, Hugo et Tabachnick, Stephen E. The Cambridge History of the Graphic Novel. Cambridge : Cambridge University Press. p. 574-590.

Eco, Umberto. (1979). Lector in Fabula ou La Coopération interprétative dans les textes narratifs. Paris : Grasset.

Falgas, Julien. (2016). Pour une sociologie des usages et de l’innovation appliquée aux récits innovants. In P. Robert (Ed.).Bande dessinée et numérique.Paris: CNRS éditions, p. 135-154.

Gardner, Jared. (2012). Projections : Comics and the History of Twenty-First Century Storytelling. Stanford : Stanford University Press.

Gaudreault, André et Marion, Philippe. (2013). La fin du cinéma ? Un média en crise à l’ère du numérique. Paris : Armand Colin.

Groensteen, Thierry. (1999). Système de la bande dessinée. Paris : P.U.F.

Groensteen, Thierry. (2011). Bande dessinée et narration. Système de la bande dessinéeTome 2. Paris : P.U.F.

Jauss, Hans-Robert. (1972). Pour une esthétique de la réception. Paris : Gallimard.

Kirchoff, Jeffrey et Cook, Mike (Ed). (2019). Perspectives on Digital Comics. Jefferson : McFarland. (À paraître)

Landow, George P. (1992). Hypertext: The Convergence of Contemporary Critical Theory and Technology. Baltimore : Johns Hopkins University Press.

Manovich, Lev. (2010). Le langage des nouveaux médias. Dijon : Les Presses du réel.

Marion, Philippe. (1997). Narratologie médiatique et médiagénie des récits. Recherches en communication, 7, p. 61-88.

Martin, Côme. (2017). With, Against or Beyond Print? Digital Comics in Search of a Specific Status. The Comics Grid. 7, 1. DOI: 10.16995/cg.106

McCloud, S. (2000). Reinventing comics. New York: Perennial.

Paolucci, Philippe. (2015). La ludicisation du numérique : vers une subversion des architextes informatiques ? Étude de cas d’un blog-BD. Interfaces numériques, 1, p. 99-111.

Rageul, Anthony. (2014). La bande dessinée saisie par le numérique: Formes et enjeux du récit reconfiguré par l’interactivité. Thèse de doctorat, Université de Rennes 2.

Ratier, Gilles. (2000-2016). Les bilans de l’ACBD. Repérés à :

https://www.acbd.fr/category/rapports/

Reyns-Chikuma, Chris et Sébastien, Jean. (2019). French Digital Comics. In Kirchoff et Cook (ci-haut).

Vincent Gérard, Armelle et Vayssettes, Benoit. (2018). Les jeunes adultes et la lecture. Étude IPSOS pour le compte du Centre national de la lecture.

Repéré à :

http://www.centrenationaldulivre.fr/fichier/p_ressource/14848/ressource_fichier_fr_les.jeunes.adultes.et.la.lecture.2018.06.15.ra.sultats.da.tailla.s.ok.pdf

Weissberg, Jean-Louis. (1999). Présences à distance. Paris : L’Harmattan.

 

 

 

 

30 MAI 2018

MISE À JOUR: LA PAGE SCRUTIN EST MAINTENANT OUVERTE

La CSSC/SCEBD est à la fois une association de chercheurs et une association professionnelle. Nous sommes fiers des contributions académiques que nos membres font à notre champ interdisciplinaire des Etudes de la BD et de la qualité de notre conférence annuelle; cependant nous pensons que des pas supplémentaires sont nécessaires pour promouvoir la position de la recherche en BD à l’intérieur de notre discipline et de développer notre Société en une association académique nationale.

Nous avons plusieurs fois déjà débattu de la possibilité de joindre la FCSH, une organisation parapluie de plus de 160 sociétés savantes et d’institutions d’éducation supérieure afin de “promouvoir le dialogue sur des idées et problèmes qui sont importants pour le public et pour nos communautés de recherche.” En plus de leur lobbying et de la publicité pour les activités publiques et d’administrer les aides pour le programme de publication académique, la Fédération – en association avec une université d’accueil – accueille le Congrès annuellement.

Votre exécutif cherche un mandat de ses membres pour joindre la FCSH, idéalement à temps pour tenir notre prochaine rencontre annuelle comme faisant partie du Congrès 2019 à Vancouver.

Il y a plusieurs implications à cette décision à considérer. La plus importante est que celle-ci rendra la participation à la conférence CSSC/SCEBD plus chère:

  • nous payerions des frais annuels à la Fédération, qui sont calculés sur une base du nombre de membres mais plafonnés à 7,500 (maintenant, notre contribution annuelle est de $500 au TCAF et en échange nous recevons deux salles au Marriott.)
  • alors que nous serions libres de décider de nos cotisations de membre et de participation à notre conférence, tous les délégués à la conférence se tenant au Congrès doivent aussi s’inscrire au Congrès même et payer leur inscription (voir Table). Ces cotisations couvrent le soutien logistique, les frais pour faire fonctionner l’expo/foire aux livres, et les événements pléniers. Elles incluent l’espace à l’université d’accueil pour toutes les conférences, alors que nos propres cotisations couvriraient les conférenciers que nous invitons, l’A-V, et tout service de restauration ou traduction que nous choisissons.

En échange, nous pourrions postuler pour avoir accès à des fonds réservés pour inviter des conférenciers internationaux (ce que nous pensons faire, en gros, tous les 2 ans) et pour organiser des tables rondes interdisciplinaires en collaboration avec d’autres associations académiques au Congrès. En plus, les universités accueillantes typiquement offrent des fonds de voyage aux étudiants et un soutien pour l’accès sans obstacle, même si les montants précis et les services disponibles varient pour chaque événement. Moins concrètement, les membres auraient des opportunités pour des avancements professionnels que nous ne pouvons offrir maintenant, des réunions avec l’éditeur des presses universitaires à l’ Expo, pour discuter de projets potentiels ou inviter des représentants de CRSH ou MITACS pour écouter nos inquiétudes.

La conférence à partir de là bougerait chaque année, rendant son assistance plus facile lorsque les chercheurs/ses sont basé/e/s dans des régions différentes du pays, et de même pour les bourses de voyage qui peuvent être employées pour combiner plusieurs conférences de la FCSH pour un seul voyage.

Soyons clairs: nous avons immensément bénéficié de notre partenariat avec TCAF, et nous savons que le Festival a été et reste un plus pour les participants à notre conférence. Mais, à un moment où notre champ des études de la BD montre un développement et des contributions de recherche immenses, des bourses externes fructueuses, et beaucoup de chercheur/se/s poursuivant la recherche en comics/BD, nous pensons que notre société ne serait pas capable de garder ces dates et cet emplacement – de plus, il est important que les études de comics/BD et pas seulement des chercheur/s/es individuellement soient présents à ce qui est le rassemblement le plus large pour les chercheur/se/s en sciences humaines.

Bien à vous

Votre président et le comité exécutif.

Table. Cotisations pour le Congrès 2018 (U. De Regina) / Registration Fees for Congress 2018 (U Regina)

Prècoces / Early Bird Rates

Règuliers / Regular Rates

Règuliers/Regular

$189

$225.75

Étudiants, retraités et sans salaire / Students, retired and unwaged

$73.50

$94.50

 LIEN POUR LA FCSH

LIEN POUR LA PAGE SCRUTIN (30 mai-06 juin)

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